Historique

639621325 Le Dragster est une course d’accélération d’origine Américaine, qui se déroule sur le 1/8e (201.16m) ou le 1/4 mile (402.33m). Ce sport mécanique arrive en France dans les années 80, sur le prestigieux circuit du Mans. Son succès est immédiat, puisqu’il attire des la première année plus de 50 000 spectateurs.

Par la suite, la magie du Dragster  conquis également d’autres espaces Français comme la Bretagne, la Beauce ou encore l’Alsace par exemples, l’ évolution est progressive, le nombre de manifestations et de pilotes augmentent. Une épreuve est organisée sur le circuit Paul Ricard, une démo  moto est donnée dans l’enceinte du P.O.P.B à Bercy, certains articles / documentaires sont régulièrement publiés dans Paris Match, moto journal, VSD, M6, etc …

En 1984,après pprésentation à la FFM, le championnat de France est organisé, sous la tutelles de Fernand et Dany Dieudonnée, couple emblématique et dynamique, qui a cru au potentiel de cette discipline. Deux catégories reines : Pro Stock et Top Fuel, qui sont calquées sur le règlement Européen,  à cette époque,  quatre jeunes Manceaux débarquent de nulle part et sortent du lot, il s’agit d’ Eric Demengel, de Jean François (adepte du Dragster Tout-Terrain), Thierry et Frédo Lépine. Ces noms vous disent quelque chose non?! En effet, la fameuse « bande du Mans », est présente dans le paddock depuis les premières heures.  Le Dragster Français est dans le  coup, à tel point que que de grandss noms du Drag Européen viennent s’affronter sur une manche, organisée sur le circuit de Monthléry (Dragster Mania), en 1987. Suite à la diversité des préparations, le « TF » devient « CB » en 1991, le nombre d’engagés en Pro Stock bat son plein ( une vingtaine de motos munies de wheelybars). Pendant ce temps, les catégories Promotion A, B et Wheeling connaissent un Franc succès. Les grilles sont pleines et de bonnes têtes d’affiches comme Joss Hars se déplacent sur le « French Championship ».

Danny_dieudonne Début des 90’, quelques pilotes tricolores partent s’essayer au championnat d’Europe,  Eric Teboul et  Dany Dieudonne en Top Fuel, Dominique Fo anime la catégorie Pro Stock, de son coté,  Jean-Yves Vetsch est un sérieux outsider en Funny Bike. Du coté national, un habitué du Wheeling : Yves Chudoba s’entretient avec Dany  et Fernand Dieudonné fin 93’, le trio met au point une nouvelle catégorie : Le Street Bike,  voit le jour début 1994, Didier Fridel, Frédéric Belhomme et Yves Chudoba sont le trio de tete, il évoluent en 6.8′ régulier. Coté grosse catégorie, Jean Claude Draperi, Dany Dieudonne, Philippe Lemaire  et Freddéric Lepine animent le CB, Patrick Miazga, Philippe Poulard, Philippe Runget et Eric Demengel, font le show en Pro Stock.  La course d’Orgères en Beauce, de son coté, devient un vrai show à l’Américaine, le moto club Ecurie Orléans organise en parallèle de la course de Dragster, plusieurs démos de « stunt », dragster TT, course sur prairie, réacteur Feeler / Perrot et voltige aérienne.

En 1997, la ville de Bordeaux investit dans un espace dédié aux « runs », la piste de Labarde, longue de 800 mètres. Cet espace permet aux jeunes Bordelais de se défouler en sécurité sur leur machine, elle permet également l’organisation d’une épreuve du championnat de France de Dragster. Pendant ce temps, Yves Chudoba, poids lourds du Street Bike part s’essayer au championnat SB Anglais, lors de la dernière épreuve à Santa Pod, Yves parvient à monter en finale. Coté sombre : le nombre de participants au championnat est en déclin, le nombre de courses est en baisse, Annecy, Chimay et Guisgriff ne  figurent plus dans le calendrier des compétitions Drag’,  les grilles se vides considérablement.

ac1 Pourtant, Fin 97’, un jeune sudiste : Antoine Coupiac, pilote mid pack en PSB investit dans une machine Américaine : un 1327 Cc (qui devient un 1640 Cc originaire du team Star Racing en 2003) ex Dave Schultz, une moto extrêmement performante pour l’Europe, puisqu’elle est capable de franchir le ¼ mile en 7.2s ! Il monte la barre d’un cran, puisqu’il va baisser les records de France de 0.3s au 1/8e mile ! De leur coté, les adversaires d’Antoine prennent les cotes de cette machine et progressent, ce qui entraîne un nouvel élan de préparation moteur et chassis, les chronos l’attestent, le niveau est monté d’un cran. Pendant ce temps,  Philippe Kozaka, habitué du SB sur un 900 CBR rouge et bleu, créé sa structure perso : le KOKA team. Une structure professionnelle et sérieuse, un énorme car rouge, jaune et blanc aux couleurs des partenaires transporte six motos identiques, les pilotes du team comme Tony Deriemacker par exemple, roulent a haut niveau.

Coté news, lors d’une session Runs voitures à Cap Sud (Chateauroux), une démo dragster moto, encadrée par  Iron Dream est donnée, sous l’impulsion de Bruno Salesse, Michel Sapin et de Jean-Pierre Fleuret, le club convoque certains tops guns Français (Lemaire, Deschuyter, Lepine, etc…), il s’agit du premier Run Cap Sud…! Début des années 2000, la tendance est à la suralimentation, une nouvelle catégorie voit le jour, il s’agit du Super Street Bike,  le niveau y est relevé, on note la présence d’un nouveau team dirigé par Stéphane Martin : Les Coyotes, quatre amis qui évoluent sur des GSXR air / huile, le thème c’est :  couleur grise only. Ils sont présents aux avants-postes en SB, SSB et Wheeling, parmi eux, un petit jeune, se nommant Laurent Lacroix sort du lot.  Coté perf, Eric Richard est le premier pilote à rentrer sous la barre des six secondes au 1/8e mile,  en 2003, il claque un 5,985s à Bordeaux, lors des qualifications. Malgré cela, les pilotes délaissent de plus en plus le Dragster en France, les grilles peinent à se remplir, la FFM trouve des solutions, qui créées des inégalités : les PS évoluent avec les CB, tandis que les SB sont classés avec les SSB, coté point positif, seule l’épreuve du Run Cap Sud, (unique événement Dragster moto en France), grandit au cour du temps. Fin 2004, Eric Muccignato investi dans un Top Fuel 4 cyl, ex Brian Johnson, une moto capable dévoluer en 6.1s en Europe, c’est la machine la plus performante sur le sol Français à l’heure actuelle. Orgeres en Beauce, n’est plus le théatre d’une épreuve de championnat de France de Dragster depuis 2006. C’est un coup dur pour l’ensemble du paddock.

HD Depuis 2007, grâce à l’investissement des concessions HD / Buell, on observe un nouveau bol d’air frais,  des revues effectuent des comptes rendus réguliers, tandis que de nouveaux partenaires communiquent sur la discipline. Du coté sportif, Antoine Coupiac effectue un 7.992s en qualif a Lanas, c’est le premier pilote à rentrer sous la barre des 8′ sur une épreuve de Championnat de France. En 2009, Romain Lalague effectue un incroyable 8.938s en quart de finale à Lanas, c’est également le premier pilote SSB a passer sous la barre des 9′ sur son Hayabusa Nitrous, il est suivit quelques minutes plus tard par Pierre Guinard, en 8.970s sur sun Hayabusa Turbo, cette épreuve est l’occasion pour Moto Journal d’effectuer un documentaire ironique : Le drag’, un sport de bourrin ? Quelques semaines plus tard, Eric Richard effectue un 4.975s lors de l’épreuve du Run Cap Sud, c’est le premier pilote à rentrer dans les 4′ sur cette distance, aujourd’hui, seulement deux pilotes sont parvenus à y rentrer : Eric et  Bruno Salesse. Bruno, pilote Pro Stock, effectue un come back après trois ans d’absence, sur un Top Fuel Harley Davidson, c’est la première fois dans l’histoire du Dragster Français qu’un STTF est engagé en CB. Les chronos l’attestent, le bi Américain est capable de rivaliser avec les meilleurs quatre cylindres Japonais. Le décomplexe « bi » est lancé, Bruno emmène avec lui un grand nombre de passionnés HD, si bien que deux nouvelles catégories consacrées aux bi-cylindres sont dressées : Le ST en 2009 et le SST en 2012.

Depuis ces trois dernières années, le drag’ revient à la tendance ! une nouvelle piste est le théatre d’un nouvelle épreuve du Championnat de France, comme pour le RCS, c’est un événement Drag’ moto only, il s’agit de l’épreuve de  Clastres. Coté chronométrage, l’association originaire de Bordeaux Drag Racing Team, dirigée par Romain Lalague, bénéficie d’un système de chronométrage Américain, avec arbre de noël hight tech, ce qui permet d’organiser des séances d’entraînement sur la piste Bordelaise .

Hock1 Globalement, les temps baissent, le nombre d’événement évolue, les pistes s’améliorent et le niveau Français ne cesse de croître au fil des courses, à tel point qu’un petit Frenchy : Eric Richard, a dominé une épreuve Européenne en Funny Bike lors du Nitrolympix 2012 ! Coté nouveauté, Serge Pinet de la HD Family évolue  sur un Pro Stock Buell, Charly Abraham, roule quand à lui sur un Pro Stock HD, c’est la première fois que deux bi-cylindre sont engagés en « PSB » en France. Coté record, Sébastien Guillemot effectue un 5.931s lors de la finale à Clastres 2012, c’est le premier pilote à rentrer sous la barre des six secondes en SB.

Le reglement FFM 2013, autorise 3cm d’empattement en plus pour les SSB et les SST, ceux-ci n’auront plus le droit aux pneus carrés à l’avenir. Coté Course, Lanas n’est plus, mais une nouvelle épreuve sera de nouveau organisée sur le circuit Paul Ricard.

Philippe Runget revient avec un énorme Pro Mod Américain en 2014, capable d’atteindre le 1/8e mile en 4.2s ! Il scorera un honorable le 5.3s des son premier run, victime de soucis électrique, il peine à revenir en course.

En 2015, record ! 9 Francais s’alignent au Nitrolympix ! Les pilotes progressent, Bertrand Maurice effectue une belle course et score un 7.5s face à Laseur sur Buell, en Championnat de France, Bertrand bat le record PSB en 4.9s, au 1/8e mile, il est également le seul Francais à passer sous les 5s en PSB. Charly Abraham, sur son PSB Harley manque de remporter le titre CB avec son bi; il frole l’exploit historique de ce championnat. Coté retraite, Laurent Lacroix, après quinze années de SSB se retire, il laisse un grand vide derrière lui.

On espère que cette belle discipline, continuera sur ce nouvel élan positif !

FB